Pourra-t-on bientôt parler de prévention grâce aux fils tenseurs ?

Ceci est un article du Blog du Docteur Foumentèze

Les patients évoquent souvent une persistance de l’effet des fils tenseurs résorbables après leur disparition. Un résultat confirmé par le jugement du médecin en comparaison des photographies prises avant l’intervention.

Comment expliquer alors que des fils, faits en acide poly-l-lactique dont les études prouvent qu’il est éliminé par le corps en moyenne à 265 jours ou encore en PDO (polydiexanone) disparaissant encore plus vite, montrent des résultats persistant parfois jusqu’à 12 mois ? Ceci en particulier chez les patients dont la peau n’est ni trop distendue ni trop « lourde » c’est-à-dire dont le visage ne contient pas un volume trop important de graisse.

Le tissu conjonctif est très certainement l’élément clef de la réponse. Véritable tissu structurel de notre visage composé de fibres de collagène et d’élastine, il se distend sous les contraintes permanentes qu’il subit 24h/24 et 7j/7. Son élasticité diminuant avec les années, il s’affaisse sous le poids de la graisse et emmène avec lui la peau.

Ce pourrait-il alors que le tissu conjonctif bénéficie de la présence de fils tenseurs pour reconstituer en partie son capital ? L’allègement des contraintes lui donnerait-il ainsi le temps de récupérer une partie de son tonus initial perdu ? Je partage cet avis avec le Dr Manuel Jorge*, qui a publié sur ce sujet au sein de la revue de l’AFME, mais cette hypothèse reste aujourd’hui à valider scientifiquement.

Bénéficier de fils tenseurs permanents permettrait alors de conserver la qualité du tissu conjonctif bien plus durablement et cela pourrait s’avérer beaucoup plus efficace que de vouloir corriger un affaissement déjà engagé. Le terme de prévention prendrait alors tout son sens.

Des études doivent être menées dans ce sens afin de valider ce principe.

D’autres procédures esthétiques ont par ailleurs démontré leur effet préventif. Autrefois sujet à critique, nous disposons aujourd’hui de la preuve scientifique du bénéfice apporté par l’utilisation du botox® chez les patientes jeunes. Son usage dès 30 ans permet d’éviter les rides de la patte d’oie ou du front 15 ans plus tard. Etc.

A suivre…

*Le Dr Manuel Jorge est Diplômé de l’Université de Médecine de Bordeaux et membre de l’AFME (Association Française de Médecine morpho-Esthétique et anti-âge)