Prévention du vieillissement : constat après 15 ans de poses de fils tenseurs

Ceci est un article du Blog du Docteur Foumentèze

L’analyse du visage d’une patiente venant consulter pour un vieillissement des traits de celui-ci nous permet de différentier trois cas de figures :

  • En avance pour son âge,
  • Fait son âge mais veut avoir meilleure mine,
  • Ne fait pas son âge depuis toujours et veut maintenir cet état alors qu’elle est doucement rattrapée.

 

Le profil de ces patientes n’est pas le même et ce pour des raisons physiologiques.

  1. Les patientes en avance sur leur âge :
  • Âge de consultation : souvent assez tôt, vers 35-40 ans et parfois avant dès 28-30 ans.
  • Examen clinique : laxité des tissus, mobilité très importante entre la peau et le tissu sous-cutané.
  • Conséquence clinique : glissement important de la peau.
  1. Les patientes faisant leur âge :
  • Âge de consultation : variable, 35 à plus de 60 ans.
  • Examen clinique : mobilité habituelle entre la peau et le tissu sous-cutané.
  • Conséquence clinique : glissement progressif de la peau.
  1. Les patientes ne faisant pas leur âge :
  • Âge de consultation : généralement vers 50-55 ans, voire plus tard.
  • Examen clinique : pas de laxité des tissus, adhérence très importante entre la peau et le tissu sous-cutané.
  • Conséquence clinique : peau très bien maintenue.

 

Physiologiquement, il semble raisonnable d’attribuer ces variations à la qualité du tissu conjonctif, véritable maillage structurel de notre organisme constitué de 80% de fibres de collagène et 20% de fibres d’élastine. Selon son élasticité et sa laxité, ce maillage s’affaissera plus ou moins sous le poids de la graisse (tissu sous-cutané) et emmènera avec lui la peau. L’origine génétique parait la cause la plus logique de ces différences entre chacun de nous.

En attendant l’avenir et une éventuelle action sur notre génome (si cela est sensé ??), nous pouvons dès aujourd’hui proposer une action préventive sur la ptôse de notre tissu sous-cutané et de notre peau. Cette réflexion va plus loin que la notion d’intervention correctrice pratiquée habituellement.

La pose de fils tenseurs, suffisamment tôt dès les premiers signes de glissement de la peau, jouera un rôle d’auxiliaire particulièrement puissant pour les patientes en avance sur leur âge, subissant une hyperlaxité de leur tissu conjonctif. Les fils viendront réellement « épauler » et renforcer ce tissu conjonctif. Ils permettront de maintenir le tissu sous-cutané en place pour longtemps. D’une certaine façon, ils offriront de réparer une injustice génétique.

Plus la laxité du tissu conjonctif du patient est importante et plus l’effet préventif des fils tenseurs sera remarquable en comparaison de la ptôse normale qu’aurait subit le patient.

Les effets bénéfiques de cette prévention sont à mettre en lien avec l’hypothèse que je partage d’une possible régénération de notre tissu conjonctif grâce au support des fils tenseurs. J’en parle dans mon blog précédent.