La laxité du tissu conjonctif n’est plus une limite aux fils tenseurs

Ceci est un article du Blog du Docteur Foumentèze

Depuis plusieurs années, j’avais observé des cas d’échecs à la pose de fils tenseurs. Ces cas bien que rares me préoccupaient. Ils répondaient toujours au même scénario : un résultat immédiat très convaincant qui enthousiasmait le patient puis s’évanouissait en 3 à 4 semaines apportant frustration, déception et incompréhension tant du côté du parient que du mien.

Il m’a fallu plusieurs années pour en comprendre la raison et identifier le coupable : celui-ci se nomme tissu conjonctif.

Le tissu conjonctif peut être comparé à une sorte de toile d’araignée tridimensionnelle constituée de deux protéines bien connues : le collagène et l’élastine. Ce tissu conjonctif est notre véritable tissu constitutif s’entendant de la surface de nos os jusqu’à notre peau en traversant le tissu sous-cutané. Habituellement assez ferme et tonique, il est parfois beaucoup plus laxe, autorisant une grande mobilité de la peau qui glisse véritablement sur ce tissu sous-cutané, un peu comme la peau des chiens ou des chats.

Les fils tenseurs sont normalement placés dans ce tissu sous-cutané qui est une couche graisseuse superficielle également appelée hypoderme. Leur objectif est de repositionner cette graisse ainsi que la peau. Néanmoins, en cas de grande laxité du tissu conjonctif faisant le lien entre la graisse et la peau, le repositionnement de cette première n’aura quasiment pas d’effet sur la peau. Nous voici arrivé à la cause de l’échec dont nous parlions plus haut ! Une fois l’œdème post opératoire résorbé, la peau mal maintenue par un tissu conjonctif très laxe reprendra sa place initiale, et l’effet de lifting sera quai perdu.

Mais alors existe-t-il une solution ?

Oui il faut pour cela que les fils accrochent mieux la peau. Les fils devront donc être implantés plus superficiellement, beaucoup plus près de la peau.

Toute la difficulté réside alors en une implantation suffisamment proche de la peau pour être efficace mais pas trop pour que le fil ne devienne pas visible pour autant sous la peau. L’expérience permet d’y parvenir progressivement et d’offrir aux patients ayant cette particularité anatomique la même qualité de résultats.