Injections en médecine esthétique : efficacité ou excès ?

Injections en médecine esthétique : efficacité ou excès ?
Les injections d’acide hyaluronique ont révolutionné la médecine esthétique. Elles ont permis, depuis plus de 30 ans, d’obtenir des résultats spectaculaires sans chirurgie, et ont participé à démocratiser les soins esthétiques auprès d’un large public. Pourtant, le succès massif de cette technique a aussi entraîné des dérives.
Une technique efficace... mais parfois mal utilisée
L’acide hyaluronique est aujourd’hui la substance la plus utilisée en médecine esthétique. Reconnue pour sa capacité à réhydrater les tissus, combler les volumes et adoucir les traits, elle permet d’obtenir un rajeunissement visible et rapide, sans éviction sociale.
Mais ce succès a ses revers : la banalisation de l’acte, l’augmentation des demandes irréalistes, et parfois des pratiques excessives chez certains praticiens.
Trois formes d’excès
- L’excès de la demande : médiatisées à l’extrême, les injections sont parfois perçues comme une solution miracle. Certains patients demandent des transformations qui ne relèvent pas de la médecine esthétique, mais de la chirurgie ou même de l’illusion.
- L’excès du praticien : accepter des traitements inadaptés ou pousser à la consommation d’injections peut aboutir à des résultats non naturels, voire contre-productifs. Il est de la responsabilité du médecin d’évaluer la pertinence de chaque demande.
- L’excès dans le discours marketing : expressions comme "lifting liquide" ou "lifting par injection" peuvent induire en erreur. Les injections ont leurs vertus, mais elles ne remplacent pas un lifting chirurgical dans les cas de relâchement avancé.
Quand les résultats trahissent l’intention
Nous avons tous en tête des exemples de visages surinjectés : pommettes exagérées, lèvres disproportionnées, volumes figés. Ces transformations ne sont pas liées au produit, mais à une mauvaise indication ou un excès de traitement.
Il est important de rappeler que le but de la médecine esthétique est d’embellir sans transformer, de rajeunir sans trahir l’identité du visage.
Conclusion : injecter avec mesure et intelligence
Les injections restent un outil précieux, mais elles doivent être utilisées avec parcimonie, discernement et sens esthétique. Le rôle du praticien est d’accompagner, de conseiller... et parfois de savoir dire non.




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