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Le lifting Deep Plane et les fils tenseurs poursuivent le même objectif : repositionner les tissus profonds du visage, qui descendent avec l'âge, plutôt que retendre la peau. Mais ils ne répondent pas aux mêmes situations. Le Deep Plane est une chirurgie, réalisée au bloc, pour un relâchement marqué. Les fils tenseurs sont un acte médical, réalisé au cabinet sous anesthésie locale, pour un relâchement débutant ou modéré. Je ne pratique pas le Deep Plane : je pose des fils tenseurs depuis 2002. Cette page vous aide à comprendre ce que chaque technique peut faire, et ce qu'elle ne peut pas.
Parce qu'ils partent du même constat : un visage ne vieillit pas d'abord par sa peau, mais par ce qu'il y a dessous.

Avec l'âge, la graisse du visage, le plan musculaire qui la porte et les ligaments qui retiennent l'ensemble glissent vers le bas. C'est cette descente qui creuse les sillons, alourdit l'ovale et fait apparaître les bajoues.
La tenue d'un visage vient de sa charpente, pas de son enveloppe. J'utilise souvent l'image du soutien-gorge : il peut être très joli, il ne remplace pas la structure qu'il recouvre. Retendre la peau seule, c'est traiter la conséquence en ignorant la cause.
Le lifting Deep Plane et les fils tenseurs agissent sur les structures de soutien pour les repositionner, plutôt que tirer sur la peau. Tout ce qui les distingue tient à la manière d'y parvenir, et aux cas dans lesquels chacun est indiqué.
« Le vieillissement, ce n'est pas de la peau en trop, c'est un affaissement des structures profondes. »Dr Jean-Paul Foumentèze
Le lifting Deep Plane (ou lifting profond) est une technique chirurgicale de lifting du visage et du cou. Au lieu de décoller la peau sur une grande surface pour la retendre, le chirurgien passe sous le SMAS, libère les ligaments qui retiennent les tissus, puis remonte en bloc la peau, la graisse et le plan musculaire, sans exercer de tension sur la peau elle-même. Il se pratique au bloc opératoire, avec des incisions dissimulées autour de l'oreille et dans les cheveux, et suppose un temps de récupération propre à toute chirurgie du visage.
C'est une technique de dissection remarquable : elle facilite le geste du chirurgien, protège la vascularisation de la peau et permet de repositionner les tissus dans le sens vertical du vieillissement. Mais c'est un moyen, pas une promesse en soi. Le résultat dépend de ce que le chirurgien en fait, de l'anatomie du patient et de la qualité de ses tissus, comme pour toute technique.

Parce que le mot est devenu synonyme de ce que tout patient recherche aujourd'hui : un résultat naturel, sans visage tiré, respectueux de l'anatomie. La technique en elle-même n'est pas nouvelle. C'est la demande qui l'a rejointe : après des années de liftings « qui se voient », les patients veulent une approche qui agit sur la structure du visage et non sur sa surface. Le Deep Plane incarne cette attente. C'est exactement celle à laquelle je réponds avec les fils tenseurs, sur des indications différentes.
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Aux relâchements marqués : un ovale effacé, des bajoues installées, un cou relâché, des tissus qui ont trop descendu pour être repositionnés sans les libérer chirurgicalement. Et à des patients prêts à assumer une chirurgie : anesthésie, bloc opératoire, convalescence, cicatrices même discrètes. Dans ces situations, c'est une excellente réponse. Je le dis à mes patients quand c'est leur cas, et je les oriente vers un chirurgien.

Les fils tenseurs sont des fils posés sous la peau, au cabinet, sous anesthésie locale, pour repositionner les tissus qui ont descendu. Ils n'agissent pas sur la peau : ils prennent appui dans la graisse profonde, la couche qui porte le visage, grâce à de multiples petites accroches réparties sur toute leur longueur. L'ensemble répartit la tension et remonte le volume dans le sens vertical, celui du vieillissement. Pas d'incision, pas de cicatrice, pas de bloc opératoire.
Un fil qui pince la peau finit par lâcher : la graisse repasse de chaque côté. Un fil qui travaille dans la couche graisseuse s'intègre à la structure au lieu de lutter contre elle. C'est cette logique que j'ai enseignée pendant dix ans à l'université et formalisée dans le fil que j'ai conçu, l'Infinite-Thread : un fil permanent, de fabrication française, en polyester chirurgical et silicone médical.
Les fils repositionnent, ils ne retirent pas. Ils ne suppriment pas un excès de peau et ne remplacent pas une chirurgie quand les tissus ont trop descendu. Poser la bonne indication compte plus que la technique elle-même.
« Les fils ne sont pas là pour prendre la peau, ils sont là pour prendre la graisse. »Dr Jean-Paul Foumentèze
Les deux techniques repositionnent les tissus profonds, mais tout le reste diffère : la nature de l'acte, le lieu, l'anesthésie, la récupération et surtout le stade de relâchement auquel chacune répond. Voici ce qui les distingue, sans colonne « gagnant » : la bonne technique est celle qui correspond à votre visage, pas celle qui l'emporte sur le papier.
Si vous hésitez encore, c'est probablement que votre relâchement se situe entre les deux. C'est justement le cas le plus fréquent en consultation, et celui où l'indication doit être posée au cas par cas.
Non, et je préfère le dire clairement. Le Deep Plane est une technique chirurgicale : elle suppose une dissection sous le SMAS et la libération des ligaments, ce qu'aucun geste réalisé au cabinet ne reproduit. Présenter les fils tenseurs comme « un Deep Plane sans chirurgie » serait un raccourci trompeur, et je ne l'emploie pas. Ce que les deux techniques partagent, c'est une philosophie : agir sur les structures de soutien du visage plutôt que sur la peau. Ce qu'elles ne partagent pas, ce sont les indications.
Il existe des approches non chirurgicales qui s'inscrivent dans la même logique anatomique, à condition de bien comprendre ce que chacune fait.
Il redonne du volume : utile quand il en manque réellement, mais il ne remonte pas ce qui a descendu. Remplir un visage qui a surtout glissé finit par l'alourdir.
Elle améliore la qualité et la densité de la peau. C'est une action sur l'enveloppe, pas sur la position des tissus profonds.
C'est l'approche médicale qui agit le plus directement sur cette position : ils déplacent mécaniquement la couche graisseuse pour la remettre à sa place.
C'est en cela que les fils tenseurs constituent une alternative au Deep Plane pour les relâchements débutants à modérés. Pas au-delà.
« Souvent, il ne s'agit pas d'ajouter du volume mais de remettre les choses à leur place. »Dr Jean-Paul Foumentèze
Les fils tenseurs sont indiqués quand le visage a commencé à descendre mais que la peau n'est pas encore en excès. C'est le cas le plus fréquent en consultation, et c'est là que je les pose depuis plus de vingt ans.
Le test du miroir
Devant un miroir, remontez doucement votre joue vers la tempe, du bout des doigts. Si l'ovale se redessine et le sillon s'efface, votre problème est une descente, pas un excès de peau. L'ampleur du geste qu'il vous a fallu dit ensuite à quelle technique vous vous adressez.
Entre ces deux listes, il reste une zone intermédiaire où seul l'examen tranche. C'est à cela que sert la consultation : pas à vendre une technique, à poser une indication. Vous pouvez d'ailleurs voir à quoi ressemblent ces indications sur mes photos avant/après.
Comment choisir entre Deep Plane et fils tenseurs ?
Le choix ne se fait pas entre deux techniques, il se fait à partir de votre visage. Quatre questions à vous poser avant la consultation, quatre à poser au praticien pendant. Elles valent quelle que soit la technique, et quel que soit le médecin.
Les questions à vous poser
Les questions à poser au praticien
Je réponds à ces quatre questions à chaque première consultation, y compris quand la réponse est « pas de fils pour vous ». Si vous n'êtes pas à Nice, une téléconsultation permet de poser un premier avis.